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Écoles des beaux-arts : le réseau public, ses diplômes et la façon d'y entrer

Écoles des beaux-arts : le réseau public, ses diplômes et la façon d'y entrer

Une école beaux-arts est une école supérieure d'art publique : formation artistique de trois ans (DNA, grade licence) puis cinq ans (DNSEP, grade master) en art, design ou communication. En France, écoles nationales supérieures d'art du ministère de la Culture, comme les Beaux-Arts de Paris, et écoles d'art territoriales offrent le même enseignement supérieur de création artistique contemporaine, avec une pratique en atelier et une admission sur dossier de travaux.

Écoles d'art publiques en France : repères

Écoles nationales et territoriales
École nationale supérieure d'art (État) ou école supérieure d'art territoriale : même formation, même enseignement supérieur artistique.
Formation art, design, communication
DNA option art ou design à bac+3, DNSEP à bac+5, école des beaux-arts de Paris comprise.
Admission sur travaux
Dossier de création, épreuves de pratique artistique et entretien, information sur le site de chaque école.

Qu'est-ce qu'une école des beaux-arts aujourd'hui ?

Le terme « beaux-arts » vient de l'Académie royale de peinture et de sculpture et de l'École des beaux-arts de Paris, fondée sous l'Ancien Régime et installée rue Bonaparte au XIXe siècle. Il désigne aujourd'hui, de façon courante, l'ensemble des écoles supérieures d'art publiques françaises, même quand leur nom officiel ne contient plus le mot : la Villa Arson à Nice, la Haute école des arts du Rhin (HEAR) à Strasbourg et Mulhouse, ou l'EESAB en Bretagne sont des écoles des beaux-arts au sens où l'entendent les familles et les conseillers d'orientation.

Ce qui les réunit tient en trois points. D'abord un statut public : l'école est un établissement public, national ou territorial, et non une entreprise privée. Ensuite des diplômes nationaux délivrés au nom du ministère de la Culture, le DNA et le DNSEP, inscrits au RNCP et conférant les grades universitaires de licence et de master. Enfin une pédagogie centrée sur la pratique artistique personnelle de l'étudiant, encadrée par des enseignants qui sont eux-mêmes artistes, designers, graphistes ou théoriciens en activité.

Une école des beaux-arts n'est donc ni une école d'arts appliqués (qui prépare au DN MADE, diplôme national des métiers d'art et du design, souvent en lycée), ni une licence d'arts plastiques à l'université, même si les trois voies se croisent. Pour comparer ces parcours avant de choisir, la page sur les formations en arts plastiques après le bac met les trois filières côte à côte. En école d'art, tout se joue sur la place de l'atelier : en école d'art, la création occupe la majorité du temps, la théorie l'accompagne.

Le réseau des écoles supérieures d'art publiques

Le réseau public compte une quarantaine d'écoles supérieures d'art réparties sur tout le territoire, dont plusieurs sont multisites. L'Association nationale des écoles supérieures d'art et design publiques (ANdÉA) les fédère et publie sur son site la liste à jour des établissements, avec leurs options et leurs contacts : c'est la source d'information la plus fiable pour vérifier qu'une école appartient bien au réseau public. Le ministère de la Culture met aussi en ligne une carte interactive des établissements d'enseignement supérieur de la création artistique.

Les écoles nationales supérieures d'art

Une dizaine d'écoles nationales supérieures d'art sont des établissements publics de l'État placés sous la tutelle directe du ministère de la Culture. On y trouve l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (Beaux-Arts de Paris), l'École nationale supérieure des arts décoratifs (EnsAD) à Paris, l'École nationale supérieure d'art de Bourges, l'École nationale supérieure d'arts de Paris-Cergy, l'ENSA Dijon (souvent appelée ENSAD Dijon, à ne pas confondre avec l'EnsAD parisienne), l'ENSA Limoges, l'École nationale supérieure d'art et de design de Nancy, la Villa Arson à Nice et l'École nationale supérieure de la photographie à Arles, seule école nationale consacrée entièrement à la photographie. L'ENSCI, à Paris, forme au design industriel.

Les écoles territoriales

Les autres écoles relèvent des collectivités, presque toujours sous la forme d'un établissement public de coopération culturelle (EPCC) qui associe ville, métropole, région et État. Parmi elles : l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon (ENSBA Lyon, qui garde le mot « nationale » dans son nom), les Beaux-Arts de Marseille, les Beaux-Arts de Nantes Saint-Nazaire, l'EBABX à Bordeaux, l'isdaT à Toulouse, la HEAR, l'EESAB (Brest, Lorient, Quimper, Rennes), l'ESAD de Saint-Étienne, l'ésam Caen-Cherbourg, l'École supérieure d'art de Lorraine (Metz et Épinal), l'ESAD Orléans, l'ESAD Valence-Grenoble ou encore l'École supérieure d'art et de design d'Amiens. Le diplôme y a exactement la même valeur nationale que dans une école de l'État.

Quelques écoles des beaux-arts publiques et leur ancrage
ÉcoleVilleStatutCe qui la distingue
Beaux-Arts de Paris (ENSBA)ParisNationalAteliers de chef d'atelier, collections historiques, option art seule
ENSBA LyonLyonTerritorial (EPCC)Art et design graphique, programme post-diplôme
Villa ArsonNiceNationalÉcole, centre d'art contemporain et résidences sur un même site
HEARStrasbourg, MulhouseTerritorial (EPCC)Art, design, communication et une académie de musique
ENSP ArlesArlesNationalPhotographie uniquement, en lien avec les Rencontres d'Arles
ESAD Saint-ÉtienneSaint-ÉtienneTerritorial (EPCC)Design, liée à la Biennale internationale design

Une formation artistique, pas une formation technique

Ce qui distingue la formation en école des beaux-arts des autres formations artistiques, c'est son objectif : former des auteurs, pas des exécutants. Une formation en arts appliqués ou une formation professionnelle courte apprend un métier précis ; la formation dispensée par les écoles d'art publiques apprend à construire une œuvre, un projet de design ou une forme graphique qui soit la sienne. La technique s'acquiert en chemin, au service du projet.

Dans ce cadre, l'offre de formation varie fortement d'une école à l'autre. Chacune propose sur son site un plan d'études détaillé par année, avec les ateliers, les cours théoriques, les workshops et les crédits européens associés. Comparer ces plans d'études est le moyen le plus concret de voir quel domaine domine : une école très tournée vers l'art contemporain et l'installation, une autre vers le design graphique ou l'édition, une troisième vers la photographie et l'image. Le domaine de la recherche en art, l'offre de partenariat avec des centres d'art et la politique d'exposition des étudiants figurent aussi sur le site de chaque école, rubrique actualité ou recherche.

La formation initiale n'est pas la seule offre : plusieurs écoles proposent des cours publics du soir, des classes préparatoires intégrées, des ateliers pour enfants et adolescents ou de la formation continue pour adultes. Ces cours publics sont souvent la première porte d'entrée vers une pratique artistique régulière avant de candidater.

Le cursus : du DNA au DNSEP, puis la recherche

Les études suivent l'architecture licence, master, doctorat de l'enseignement supérieur européen. Le premier cycle dure trois ans et mène au DNA, diplôme national d'art, qui a remplacé l'ancien DNAP (diplôme national d'arts plastiques) et confère depuis la réforme de 2018 le grade de licence. La première année est généraliste : dessin, volume, photographie, vidéo, son, édition, histoire de l'art et philosophie se partagent l'emploi du temps. L'étudiant choisit ensuite son option, puis sa mention, et construit progressivement une démarche personnelle qu'il présente devant un jury en fin de troisième année.

Le second cycle ajoute deux ans et conduit au DNSEP, diplôme national supérieur d'expression plastique, de grade master. Il se conclut par un mémoire écrit et une présentation publique du travail plastique devant un jury composé de personnalités extérieures (artistes, critiques, commissaires, designers) et d'un enseignant de l'école. Le DNSEP option art est le diplôme que préparent la plupart des futurs artistes plasticiens ; le DNSEP option design et le DNSEP option communication visent le design d'objet, d'espace, le graphisme numérique ou l'édition.

Les trois options et leurs mentions

Chaque école ouvre une ou plusieurs options, avec des mentions qui lui sont propres. L'option art couvre la peinture, la sculpture, l'installation, la performance, la photographie, l'image en mouvement et la création sonore. L'option design recouvre le design d'objet, le design d'espace, le design de services ou le design textile selon les écoles. L'option communication traite de la communication visuelle, de la typographie, de l'illustration, de l'édition et des formes interactives. Les Beaux-Arts de Paris ne délivrent que l'option art, quand la HEAR ou l'EBABX proposent les trois.

Après le DNSEP : post-master et troisième cycle

Plusieurs écoles organisent des programmes post-master d'un ou deux ans, souvent appelés post-diplômes, qui accueillent de jeunes artistes autour d'un projet. Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains à Tourcoing, en est l'exemple le plus connu pour l'image et les arts numériques. Les écoles développent aussi des programmes de recherche en art, adossés à des unités de recherche, et certaines préparent un troisième cycle (diplôme supérieur de recherche en art) ou un doctorat de création en partenariat avec une université. Le DNSEP donne accès au doctorat dans les mêmes conditions qu'un master universitaire.

Les diplômes d'une école supérieure d'art publique
DiplômeDuréeGradeÉpreuve finale
DNA (option art, design ou communication)3 ans après le bacLicencePrésentation du travail et entretien avec le jury
DNSEP (même options)5 ans après le bacMasterMémoire et soutenance publique du travail plastique
Post-master, troisième cycle1 à 3 ansVariable selon le programmeProjet de recherche ou de création

Comment se déroule l'admission ?

L'entrée en première année se fait après le bac, quelle que soit la série, sur dossier puis épreuves. Une grande partie des écoles supérieures d'art publiques recrutent désormais par Parcoursup : le candidat dépose ses vœux sur la plateforme dans le calendrier national, puis l'école le convoque à ses propres épreuves. D'autres gardent un concours d'entrée organisé directement sur leur site. Il faut donc vérifier, école par école, la procédure et les dates : les inscriptions s'ouvrent souvent dès l'hiver pour une rentrée en septembre. Pour le dossier Parcoursup en arts et culture, un article dédié détaille le calendrier et la rédaction du projet de formation motivé.

Les épreuves suivent presque toujours le même schéma en trois temps. Le dossier de travaux, d'abord, réunit dessins, carnets, photographies, volumes photographiés, vidéos : le jury y cherche une curiosité et une manière de regarder, pas une virtuosité technique. Viennent ensuite une ou plusieurs épreuves pratiques ou écrites (sujet plastique, analyse d'image, épreuve de culture générale), selon les écoles. L'entretien, enfin, est souvent décisif : le candidat présente ses travaux et parle de ses références. Ce que les jurys regardent en priorité est expliqué dans l'article sur ce que le jury lit dans un portfolio.

Pour rechercher une école et ses dates, trois outils officiels suffisent : la plateforme parcoursup.gouv.fr, qui propose une fiche par formation avec ses attendus et sa localisation ; le site culture.gouv.fr, qui recense les diplômes nationaux et les établissements ; l'outil de recherche de l'ANdÉA, qui classe les écoles par option et par spécialité. Chaque nouvelle session d'admission apporte sa part de nouveautés (nouvelle épreuve, nouvelle date, nouvelle option) : le document de référence reste le règlement d'admission publié par l'école, souvent en PDF, avec la liste des pièces administratives à fournir. L'espace candidat en ligne, l'adresse rue par rue des sites d'épreuve et le calendrier y figurent. Un candidat international y trouve aussi les démarches administratives propres à sa situation et les dates de la session internationale quand l'école en propose une.

Entrer en cours de cursus

Une admission en deuxième, troisième ou quatrième année reste possible par commission d'équivalence, pour les étudiants venant d'une autre école d'art, d'une licence d'arts plastiques, d'un DN MADE ou d'un parcours à l'étranger. Le dossier et l'entretien y pèsent encore plus lourd, car le jury évalue une démarche déjà engagée.

Faut-il passer par une classe préparatoire ?

Rien ne l'impose : on peut entrer directement après le bac. Mais une année de préparation augmente nettement les chances dans les écoles les plus demandées, parce qu'elle donne le temps de constituer un dossier personnel. Une classe préparatoire offre un cadre de travail régulier, des cours de dessin et de culture artistique, et des simulations d'entretien. Il existe des classes préparatoires publiques (dont certaines adhèrent à l'APPEA, association nationale des classes préparatoires publiques aux écoles supérieures d'art) et des prépas privées aux coûts très différents. Les trois voies sont comparées dans la page sur la prépa art et ses taux d'admission.

Comment choisir son école des beaux-arts ?

Il n'existe pas de classement officiel des écoles d'art publiques, et les palmarès publiés par la presse s'appuient sur des critères souvent contestables. Les « meilleures écoles d'art en France » sont surtout celles qui correspondent au projet de l'étudiant. Cinq critères aident à trier.

  • Les options et mentions ouvertes : une école sans option design ne convient pas à un futur designer, quelle que soit sa réputation.
  • Les enseignants : les sites des écoles publient la liste des artistes et théoriciens qui enseignent ; lire leurs travaux renseigne mieux qu'une brochure.
  • Les équipements : ateliers de gravure, céramique, bois, métal, studio photographie, laboratoire argentique, atelier numérique, son.
  • L'environnement artistique : centres d'art contemporain, FRAC, festivals, galeries et résidences de la ville comptent autant que l'école elle-même.
  • Le coût de la vie et le logement, qui pèsent davantage que les droits d'inscription, fixés à un niveau modéré dans le public et modulés selon les revenus.

Côté espace de travail, une école propose parfois un atelier individuel dès la troisième année, une autre un espace partagé par option : ce point change le quotidien de la formation. Les partenariats d'une école avec les scènes, les musées et les espaces d'exposition de sa ville, présentés sur son site, disent aussi beaucoup de l'offre réelle, tout comme le nombre de partenariats internationaux et la place de la scénographie ou de l'édition dans le plan de formation. Certaines écoles proposent enfin une classe préparatoire intégrée, utile pour mesurer le niveau attendu.

Les journées portes ouvertes, organisées par toutes les écoles en début d'année civile, restent le meilleur moyen de juger : on y voit les ateliers, les travaux des étudiants en cours et on peut poser ses questions aux élèves. Les étudiants boursiers du CROUS sont exonérés des droits d'inscription dans les écoles publiques ; les autres aides sont présentées dans la page sur les bourses pour les étudiants en arts.

École publique ou école privée ?

De nombreuses écoles privées utilisent le vocabulaire des beaux-arts sans délivrer de diplôme national. Leur titre peut être inscrit au RNCP, ce qui atteste d'un niveau, mais il ne confère pas le grade de licence ou de master et ses droits de scolarité sont sans commune mesure avec le public. Avant de s'engager, il faut vérifier sur le site de l'ANdÉA ou du ministère que l'établissement fait partie du réseau public, ou lire l'article sur ce que vaut le diplôme d'une école d'art privée reconnue.

La vie en école d'art : ateliers, expositions et mobilité

La pédagogie repose sur le suivi individuel : l'étudiant travaille en atelier, montre régulièrement son travail lors de bilans collectifs et de rendez-vous avec les enseignants, et l'évaluation porte sur la cohérence de la démarche plus que sur des notes. Les workshops, menés sur une ou deux semaines par des artistes invités, rythment l'année. Les cours théoriques couvrent l'histoire de l'art, l'art contemporain, la philosophie, les langues et, de plus en plus, le droit d'auteur et l'économie de la création.

Les expositions occupent une place centrale dès le premier cycle : galerie de l'école, accrochages de fin d'année, partenariats avec des centres d'art et des festivals. Une exposition collective de fin d'année, ouverte au public, montre chaque printemps les travaux des diplômés : c'est le meilleur moment pour visiter une école. D'autres partenariats associent l'école à des entreprises, des collectivités ou des scènes de spectacle dans le cadre de projets de commande, et chaque exposition hors les murs se prépare comme une exposition professionnelle, de l'accrochage à la médiation. La mobilité internationale fait partie du cursus dans la plupart des établissements, par le programme Erasmus+ ou des échanges avec des écoles hors d'Europe, souvent en quatrième année. La professionnalisation fait partie du programme : l'école propose des modules sur le statut d'artiste, les appels à projets internationaux, la constitution d'un dossier et l'espace d'exposition. Un stage en milieu professionnel est également prévu, en atelier d'artiste, en studio de design, en galerie ou en institution culturelle.

Une formation ouverte à l'international

La dimension internationale est forte dans les écoles d'art françaises. Chaque école propose des partenariats avec des écoles d'art européennes et internationales, dans le domaine de l'art comme dans celui du design, et accueille des étudiants internationaux en échange ou en cursus complet. Un étudiant international admis passe en général par les mêmes épreuves de dossier et d'entretien, avec une démarche administrative supplémentaire (Campus France, niveau de français attesté, visa). Les bureaux des relations internationales des écoles proposent un accompagnement pour la recherche de logement et les démarches administratives. Le séjour à l'étranger, quand il est proposé dans le plan de formation, est reconnu par des crédits européens et entre dans le diplôme. Plusieurs écoles proposent aussi des programmes de recherche internationaux, des expositions communes avec leurs partenaires étrangers ou des workshops internationaux dans le domaine de l'édition, de la photographie ou du design.

Plusieurs écoles accueillent aussi des artistes en résidence, ce qui donne aux étudiants un contact direct avec la création en cours. Après le diplôme, la candidature à des résidences artistiques en France est l'une des premières étapes de nombreux parcours.

Quels débouchés après une école des beaux-arts ?

L'insertion professionnelle des diplômés est suivie par le ministère de la Culture, qui interroge chaque année les diplômés des établissements d'enseignement supérieur culture quelques années après leur sortie ; les résultats par diplôme sont publiés sur son site. Ces enquêtes montrent des parcours rarement linéaires, où la pratique artistique se combine souvent avec une autre activité dans le champ culturel.

Les débouchés se répartissent en plusieurs familles. La carrière d'artiste plasticien, avec ses expositions, ses commandes publiques, ses prix et ses bourses de création. Les métiers du design et de la communication visuelle : designer graphique, directeur artistique, illustrateur, designer d'objet ou d'espace, en agence ou en indépendant. Les métiers de la transmission : enseignement en école d'art (souvent après une pratique reconnue), arts plastiques au collège et au lycée via les concours de l'Éducation nationale, intervention en milieu scolaire. Les métiers de l'exposition et de la médiation : régie d'œuvres, commissariat, assistanat d'artiste, médiation culturelle en musée ou centre d'art. La photographie, l'image en mouvement et le cinéma d'animation complètent la liste pour les diplômés des options concernées.

La formation reçue ouvre aussi sur l'enseignement artistique : professeur d'arts plastiques dans l'enseignement secondaire en France après un master et un concours, assistant d'enseignement artistique dans un conservatoire ou une école municipale, animateur d'ateliers en classe dans le cadre de l'éducation artistique et culturelle. Une formation complémentaire en médiation ou en gestion culturelle élargit encore le domaine des métiers accessibles.

Le statut le plus courant au départ est celui d'artiste-auteur, affilié à l'URSSAF Limousin pour les cotisations sociales ; beaucoup de jeunes diplômés le cumulent avec un emploi salarié ou une activité d'enseignement les premières années.

Beaux-arts : réponses aux doutes avant la candidature

Faut-il savoir très bien dessiner pour entrer aux beaux-arts ?

Non. Le dessin reste une pratique centrale, mais les jurys cherchent d'abord un regard, une curiosité et une capacité à expliquer ses choix. Un dossier fait de photographies, de vidéos ou de volumes peut convaincre autant qu'un carnet de dessin académique.

Le DNSEP vaut-il un master universitaire ?

Oui. Le DNSEP confère le grade de master, comme le DNA confère celui de licence. Il permet de poursuivre en doctorat et de passer les concours de la fonction publique ouverts aux titulaires d'un master.

Peut-on entrer aux Beaux-Arts de Paris sans prépa ?

Oui, le concours est ouvert aux bacheliers sans condition de préparation. Une prépa aide surtout à construire un dossier solide en un an, ce qui compte beaucoup dans une école aussi demandée.

Quelle différence entre ENSA et ESBA ?

ENSA désigne une école nationale supérieure d'art, établissement de l'État. ESBA était le sigle courant des écoles supérieures des beaux-arts municipales, devenues pour la plupart des EPCC sous un nouveau nom. Les diplômes délivrés sont identiques.

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